Financement startups

15 décembre 2018

Confirmons l'envol du Seed Capital en France

Bonjour à tous !

La startup nation a de la gueule ! Mais nous avons encore beaucoup de chemin à faire.

Depuis trois ans, les investisseurs se sont reconvertis au partage du risque en apportant d'importants concours aux jeunes ETI françaises. Cet engouement a permis de repositionner la France dans le classement européen du capital risque avec de nouveaux arguments. Mais la théorie générale des filets de sauvetage est toujours présente dans les esprits et rarement, les investisseurs acceptent de prendre la main des jeunes startupers qui ont besoin de seed capital.

Le présent blog a pour objectif de pousser la réflexion et les échanges sur la levée des derniers obstacles qui rendent poussive la progression du seed capital en France. 

Il s'agit de réflechir sur la problématique principale de la conception des projets start-up en France. Mais il s'agit également de renforcer les jalons qui peuvent permettre à un créateur de présenter un projet crédible et remplissant parfaitement les critères cardinaux d'une start-up. En effet, il ne suffit pas d'être convaincu qu'on a une bonne idée pour que celle-ci le soit pour tous les observateurs non impliqués. La fonction d'utilité économique doit pouvoir se marier avec la fonction d'opérationnalité commerciale. Autrement dit, l'idée doit être originale et pas forcément neuve. Elle doit mettre en perspective des "options bluffantes" et surtout ne pas être confinable à un "petit bled paumé". Ceci conduit à inscrire la bonne idée dans une logique universaliste qui ferait que ce qui est bon à Paris le soit aussi à New York ou à Tokyo. Voilà à peu près ce qui fait l'originalité de la démarche start-up.

 

Par ailleurs, il s'agit aussi de trouver des arguments qui peuvent permettre de dégourdir les investisseurs hexagonaux ou de renforcer le confort implicatif de ceux qui ont déjà connu d'autres univers et on fait leurs preuves ailleurs. Autrement dit, ce blog doit porter la réflexion sur la constitution d'une Plateforme de Seed Capital qui s'appuie sur les acquis de l'expérience pour garantir de meilleures performances en termes de levée de fonds. Pour ce faire, il nous faudrait beacoup d'imagination et d'inventivité. L'une des bonnes pistes à explorer serait par exemple la mise en place d'une Garantie Mutuelle des Start-ups qui incite celles qui ont passé l'examen de donner le petit coup de pouce qui permettrait de faciliter les fonctionnalités d'une plateforme de levée du Seed Capital. Pour ce faire, il faudrait mettre en avant le courage de ces investisseurs hardis qui n'ont pas recherché le multi-niveau de filets avant de sauter. Il s'agit également d'accommoder l'idée qu'une start-up peut rechercher plusieurs millions en seed et qu'elle n'est pas obligée de faire la manche pour lever quelques dizaines de milliers d'euros qui ne suffiront même pas à lui donner l'envol qu'elle mérite. 

 

Le développement des ICO nous a largement démontré qu'une start-up pouvait lever plusieurs millions d'euros en seed-capital et qu'il se trouve heureusement encore en ce monde des investisseurs qui se jettent à l'eau sur la base d'un jeune ou d'un groupe de jeunes qui croient en leur destin et qui sont prèts à s'investir pour conquérir le monde. Ces investisseurs là ne sont pas moins futés que les pères de familles prudents qui ne savent prêter que là où il n'y a pas de réel besoin, c'est à dire de vrai risque.

 

Il est temps de tourner le dos à ce qu'on appelle vulgairement "la loose". Combien de fois la France a-t-elle laissé filer de bonnes opportunités ou d'énormes talents en raison de nos réticences franchouillardes ?

 

Ouvrons la discussion et essayons de déployer quelque chose de sérieux autour de SeedStart. Nous aussi avons droit à plusieurs licornes

 

Bienvenue à toi, lecteur.

 

 

Napoléon SerialStart

Coordinateur SeedStart

 

Posté par SerialStart à 18:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]